Hommages
Les témoignages de douleur, de solidarité, d’amour ont afflué à la rédaction de Noun. Malheureusement, nous n’avons pas pu tous les publier et en avons pour cela sélectionné quelques-uns, qui parleront au nom de tous les admirateurs de Gebran.
Chers amis et anciens collaborateurs,
En tant qu’ancienne collaboratrice de Noun, veuillez agréer mes plus sincères condoléances. Le Liban a perdu un grand homme, un homme charismatique, qui s’intéressait sincèrement aux jeunes et à leurs espoirs.
J’ai connu Gebran Tuéni, il y a pas mal d’années, à Athènes. Je venais de finir mes études de journalisme et il m’a offert ses conseils. En 1997, de retour au Liban, il m’a offert un emploi à Noun, juste au début. Je me rappelle sa forte présence aux réunions de rédaction. Il imprégnait la salle de sa personnalité et de son intelligence.
Même ici, à Athènes, sa perte est fortement ressentie. Mais comme le titre de An-Nahar l’a exprimé, Gebran Tuéni n’est pas mort. Il restera vivant dans nos pensées et nos souvenirs.
Héléna Economidou Khoury
Martyr de la plume
Ils ont cru étouffer la vérité
Incarnée en la personne du député.
Ils ne savaient même pas
Que son âme embaumera
La Terre de gloire et de lumière.
Le jeune coq va, toujours, «déifier la terre».
Gebran Tuéni ne s’est pas tu.
Sa voix coriace et forte
Est loin d’être morte.
C’est la voix de la liberté,
Poussant les Libanais à la solidarité.
Gebran est ce citoyen du pays des Mots,
Ce rêveur de terre,
Accueilli, à bras ouverts,
Par Nadia, Makram et Nayla,
Dans le Royaume de l’au-delà.
Rita Kassis
A Tribute To Gebran Tuéni
You were given the power of the Word
Just like the Christ
And you used the power of the Word
Just like the Christ
Your weapons were the Words
Just like the Christ
You fought for freedom and truth with the Words
Just like the Christ
You paid a very high price
Just like the Christ!
They think they can kill your Soul!
But because your are blessed,
Now you are in Heaven next to the Christ
And from there you will inspire us all
To fight with the Words
For our tortured Lebanon
Against the barbarians
To whom I scream
With my mighty voice:
“Laka yowm ya zalem!”
Ce poème a été lu par l’auteur, Mme Schake karagian, le 22 janvier 2006, au cours de la messe célébrée à la mémoire de Gebran Tuéni, à l’église grec-orthodoxe de Vienne.