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Prix Rami Azzam du jeune écrivain francophone
A vos plumes!

Un prix, conçu par un jeune pour les jeunes, pour que les écrits du cœur et de l’esprit traduisent un acte de foi dans l’avenir d’un Liban pluriel, foyer de culture et d’ouverture.

Rami Azzam aurait bientôt dû fêter ses 28 printemps, si la vie n’avait cessé de battre dans son cœur malade, le 27 octobre 2003. Enlevant à la cité et son agora un jeune citoyen pénétré de sa responsabilité civique, un jeune journaliste convaincu de l’adéquation entre déontologie et pertinence de l’information, un jeune poète qui voulait «vivre dans le silence de sa plume».
Rami Azzam, fondateur de Béryte-L’écho des Cèdres, la revue de la faculté de droit de l’USJ, militant pour les droits de l’homme, journaliste à L’Orient Le Jour, avait un rêve: encourager la jeunesse de sa patrie à créer et innover, en toute indépendance d’opinion et d’expression. Il était déterminé à «pousser les jeunes à s’impliquer directement dans la fondation de leur propre avenir, leur donner une raison de rester au Liban», comme l’a affirmé le journaliste et analyste politique à L’Orient Le Jour, Michel Hajji Georgiou, lors de la première cérémonie de remise du Prix Rami Azzam, qui s’est tenue au campus des sciences humaines de l’USJ, en décembre. Prononçant l’allocution d’ouverture, devant une assemblée rassemblant pour l’occasion, entre autres, Michel Eddé, le père Sélim Abou, Gisèle Khoury-Kassir, Salah Honein, Antoine Achkar, des membres du jury du prix, Gérard Bejjani et José Jamhouri, ainsi que la famille de Rami: son père, Pascal, sa mère, Régina, son frère, Elias, et sa sœur, Nay, Michel Hajji Georgiou a aussi déclaré que «le prix, envisagé d’abord pour les étudiants en audiovisuel, aurait donné un souffle d’espoir aux jeunes pour continuer à créer, et donc à reprendre confiance et poursuivre la lutte pour la survie culturelle du pays». Et de poursuivre en s’adressant au père Sélim Abou, ancien recteur de l’USJ: «Rami ne faisait, cher père Sélim, rien moins que répondre à votre appel à la résistance culturelle des jeunes, pour libérer le pays, non seulement des forces armées qui l’occupaient, mais aussi de cette inculture (…) importée d’un modèle totalitaire et asphyxiant pour être plaquée sur une société plurielle, complexe et ouverte.»

Prix Rami Azzam 2007
Ainsi, préservant la flamme de l’enthousiasme et de l’engagement, Régina Azzam reprend le flambeau et concrétise le rêve de son fils: le Prix Rami Azzam du jeune écrivain francophone est lancé en 2006. Et c’est Alyssa Kanaan, étudiante en traduction à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ, qui a remporté le prix.
A l’issue de la cérémonie, le père Abou, président du jury, a remis un diplôme d’honneur et un chèque à la lauréate, et a révélé le thème du Prix Rami Azzam pour 2007: «L’homme, ce damné de l’espérance».
Le concours est destiné à tous les jeunes âgés de 17 à 25 ans, désirant s’exprimer en langue française, sur le thème précité, et ayant adopté l’un des genres littéraires suivants: récit, nouvelle, saynète, poème, essai, autobiographie. Les manuscrits (entre 10 et 20 pages) doivent être remis, avant le 30 mai 2007, aux presses de l’USJ, Faculté des lettres et des sciences humaines. La somme de 1000000 de livres libanaises sera attribuée au lauréat du premier prix et 500000 livres libanaises au lauréat du second prix.

R. N.


* Pour toute information, adressez un courriel à prixramiazzam@hotmail.com ou téléphonez au 03/836844.