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Ethos, le dieu de l’esprit, trouve bien sa place dans ce temple de la lumière. «Les lampes et les lampadaires sont importants dans une maison au même titre qu’un canapé, une table basse ou une bibliothèque, explique Elie George. Ce n’est pas une pièce qu’on achète pour remplir un vide ou décorer un coin. Mais une pièce qui doit avoir son espace tout en étant utile et décorative. D’ailleurs, je trouve que l’importance que l’on accorde aux luminaires dans un intérieur vous fixe d’emblée sur le reste de la maison.»
Elie George s’est lancé dans la création du luminaire, faute d’un grand choix au Liban. «En tant qu’architecte d’intérieur, j’avais une difficulté à trouver des lampes et lampadaires, et je ne pouvais même pas en commander sur mesure, commente-t-il. Nous sommes plutôt habitués à commander les meubles, mais pas le luminaire, bien que le choix soit restreint à ce niveau.»
Chez Ethos, qui signifie également esprit et état d’âme, les lampes portent la signature raffinée de leur créateur. Elie Georges affectionne les matières naturelles. Bois, cuivre, verre fusion, verre vitrail, tissu et passementerie sont ainsi mis à contribution dans ses lampes. «Ces matières permettent un choix dans la production, souligne-t-il. De plus, nous avons des fournisseurs pour ces matières, ce qui nous permet d’aller jusqu’au bout dans l’idée que nous travaillons.» Et d’ajouter: «J’aime aussi le mélange des styles, à condition de garder une harmonie entre les matériaux utilisés.»
Lampadaire en bois noir, chrome et tissus blancs, lustres en cuivre et cristal, socles en bois, abat-jour en jute…, Elie George offre une grande variété de lampes puisée dans différents styles, oriental, occidental, classique, et pour tout usage: lampadaires, lampes de chevet, de table, de sol, des fixations pour les murs, le plafond. On retrouve aussi dans certaines de ses pièces un tissu ou un motif en commun, ce qui leur confère un air de famille.
Pour ses créations, Elie Georges fait beaucoup de recherches, achète beaucoup de livres spécialisés, suit de près les nouvelles tendances sans pour autant se conformer à la mode. «Tantôt le tissu m’inspire le modèle, tantôt les matériaux», note-t-il. Et de préciser: «Les meubles ne sont pas comme les vêtements, en ce sens qu’il ne s’agit pas uniquement de suivre les tendances, mais de choisir une pièce que l’on pourrait accepter chez soi.»
Elie George collabore énormément avec les architectes et les architectes d’intérieur. Plusieurs restaurants et résidences de la ville portent d’ailleurs sa signature. Un grand nombre de particuliers viennent le voir pour meubler leur chez-soi, le taillé sur mesure étant un des nombreux services que l’on retrouve chez Ethos. «J’aime rester avec les clients pour les aider à choisir le tissu, le modèle et à allier les matières pour leurs lampes, confie-t-il. J’aime que la personne qui me commande une pièce soit aussi impliquée que moi dans la création.»
Ce qui distingue ses créations, c’est la finition dans le travail qui est fait-main par des menuisiers, des tisserands, des matelassiers ou encore des forgerons. «J’ai réussi à constituer autour de moi une équipe d’artisans professionnels», insiste Elie George, qui expose également à Ethos les créations d’autres artistes et designers libanais. «Ici, tout est Made in Lebanon», affirme-t-il.
Comment seraient ses prochaines créations? «Je suis tenté par l’idée du hi-tech. Peut-être des lampes avec du plexi, un mélange de fibres, du stainless, etc. Je verrai.» Ethos lui portera conseil.
N. M.
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